Rappel

Matignon-maison-des-associations

INVITATION

Conformément à la dernière réunion du 31 août,

Nous vous confirmons la date de la prochaine réunion du collectif

Le samedi 28 septembre, à 16 h 00

Salle des associations de Matignon

ORDRE DU JOUR

–        Les élections municipales 2014

–         Point sur les candidatures dans les communes de la circonscription.

(Chacun recueillant toutes informations utiles)

–        Point sur l’organisation et la situation à DINAN, ville centre de la circonscription.

–        Questions diverses.

Adhésions – communication des compte rendus 

Huma 2013 – Discours de clôture de Pierre Laurent

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Peuple de la Fête,

Peuple de l’Humanité et de la fraternité,

Peuple qui sait que les braves ne sont pas ceux qui bombardent, mais ceux qui arrêtent les bombes. Je suis heureux d’être avec vous cet après-midi, mes sœurs et mes frères d’humanité.

Soyez fiers car ici et ailleurs, ensemble, nous sommes libres.

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Ecoutez ces mots :

« Il ne s’agit pas seulement d’éviter une guerre, mais une série de conflits suscités au nom d’un ordre du monde décidé unilatéralement, par une seule puissance. Cette intervention consacrerait l’unilatéralisme américain, les Etats-Unis décidant désormais seuls du sort du monde, en fonction de leurs propres critères ou intérêts.

La crise actuelle est à cet égard décisive. Si elle se dénoue par la force, le processus ne s’arrêtera pas. De nouvelles crises surgiront, et il ne sera plus possible d’arrêter la stratégie américaine à l’échelle de la planète. Si en revanche, elle se dénoue par la négociation au sein de l’ONU, la communauté internationale en sortira renforcée. »

Voilà les mots qu’un certain député, François Hollande, prononçait à l’Assemblée nationale à la veille de la guerre en Irak, le 26 février 2003.

Voici vos propres mots Monsieur le Président de la République : êtes-vous devenu amnésique, Monsieur le Président ? Car ce sont vos propres mots qui condamne votre politique actuelle.

Non, nous ne voulons pas de cette nouvelle guerre !

Hier, en Irak, les États-Unis sont intervenus. Contre le droit international, contre les peuples du monde, contre les opinions, contre la raison, et dix ans plus tard la guerre continue de semer un chaos d’injustice et de souffrance au Proche et Moyen-Orient..

Les États-Unis voudraient décider seuls du sort du monde. Et vous voudriez que nous acceptions que la France fasse de même ?

La France s’abaisse quand elle obéit. La France s’abaisse quand elle renonce. Notre rôle, le rôle de notre pays, est d’assumer sa vocation universaliste. Le courage, c’est d’accepter que le seul combat que nous devons mener est celui de la paix.

Oui, ici, à cette tribune du journal de Jean Jaurès, nous prenons le flambeau du grand combat pour la paix quand une partie de la gauche oublie ses racines et ses responsabilités.

Ecoutez Jaurès, écoutez-le parler à Albi. Je cite : « J’ose dire, avec des millions d’hommes, que maintenant la grande paix humaine est possible »

Comme Jaurès hier, j’ose dire, avec des millions d’hommes et de femmes, avec l’écrasante majorité des nations du monde que la paix est possible et qu’elle réclame que les grandes nations cessent de se partager le monde et agissent enfin dans l’intérêt des peuples.

Je pense à la Syrie. Je pense au Liban. Je pense au Mali. Je pense à l’Irak. Je pense à l’Afghanistan. Je pense bien évidement à la Palestine.

Non, la solution, ce ne sont pas les armes, ce ne sont pas les dominations impérialistes, c’est le développement partagé, c’est l’agriculture pour nourrir la planète, c’est la démilitarisation, c’est l’éducation, c’est la démocratie !

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Monsieur le Président de la République je vous le demande une nouvelle fois, n’engagez pas la France sans consulter le Parlement, n’ajoutez pas les bombes françaises à l’horreur de la guerre civile en Syrie, et faites à nouveau entendre d’urgence la voix d’une France indépendante. et agissante pour une solution politique et une transition démocratique en Syrie. La résolution Russie/Etats-Unis ouvre la porte. Agissez pour qu’elle ne se referme pas si nous voulons libérer le peuple syrien du régime tyrannique et sanguinaire de Bashar el Assad, bannir la répétition des crimes contre l’humanité qui le martyrise.

Il faut négocier un cessez-le-feu général, soutenir le désarmement du régime et des djihadistes et imposer un sommet international pour une transition démocratique en Syrie.

Non, les naïfs ne sont pas ceux qui veulent empêcher la guerre, les naïfs d’aujourd’hui sont ceux qui arment des factions extrémistes, des talibans, des anti-laïques.

Les naïfs sont ceux qui arment des chefs locaux violents et déterminés et les naïfs sont ceux qui demain verseront des larmes de crocodiles sur les droits des femmes en Syrie.

Non, ceux qui jouent encore aux cow-boys oublient que le monde a changé. Qu’en Amérique latine, qu’en Afrique, que sur le continent asiatique, des voix nouvelles émergent et refusent le diktat de quelques puissance occidentales.

Oui, il faudra vous y faire : le monde a changé, vous n’êtes plus seul à diriger et ce moment est  venu le temps où il faut envisager de construire une démocratie planétaire.

Non, l’occident n’est plus le monde à lui tout seul. Même le G20 n’obéit plus à la baguette américaine. Nous voulons, que chaque nation, chaque peuple ait au sein de l’Organisation des Nations Unis un droit égal sur l’avenir du monde.

Et permettez moi de vous dire qu’alors que le business des armes est florissant, que nos marchands de canons n’ont jamais été aussi prospère, la première responsabilité de la France  c’est d’agir pour arrêter le commerce des armes et la prolifération de toute les armes de destruction massive, chimique, biologique et militaire.

Le 21 septembre aura lieu la journée mondiale pour la Paix. Ce jour là, mobilisons nous pour affirmer le droit des peuples à vivre en paix. Mobilisons-nous avec le mouvement de la paix et les pacifistes pour dire que jamais, jamais la guerre ne doit prévaloir sur le dialogue et la diplomatie.

***

Mes amis, vous savez, je ne critique pas la politique actuelle du gouvernement par plaisir. Je ne critique pas la gauche qui gouverne par sectarisme. Je ne critique pas le Président de la République par je ne sais quelle fièvre, par jeu ou par opportunisme.

Si nous critiquons la gauche au pouvoir, c’est au nom même des devoirs de la gauche vis-à-vis de la nation.

Jamais le pouvoir économique n’a été concentré entre si peu de main dans notre pays comme à l’échelle du monde. Jamais si peu de banques, d’actionnaires, de fonds spéculatifs n’ont eu une influence aussi grande sur des milliards d’êtres humains.

Jamais l’argent n’a eu un tel pouvoir sur les nations.

Mes Amis, je serais vraiment un piètre responsable politique si  je critiquai le gouvernement pour des motifs de basse politique.

Non, Monsieur le Président de la République, Monsieur le Premier ministre, nous vous critiquons parce que votre politique est un long renoncement dont n’a jamais voulu notre peuple.

Oui, mes Amis, il faut reprendre le combat contre la finance, il faut une nouvelle politique à la France. Voilà notre objectif. Il faut un nouveau contrat de gouvernement, un nouveau gouvernement, un nouveau cap pour notre pays

**

Alors quelle politique pour la France ?

Je vais vous étonner mais je suis pour la compétitivité. La compétitivité sociale ! Le seul critère de développement que j’accepte, c’est le bien être commun, c’est l’Humain d’abord! Oui, soyons les meilleurs : offrons la meilleure éducation, les meilleurs salaires, les meilleurs services publics. Car le rôle de l’économie, c’est de servir la société et non pas l’inverse. La France doit arrêter d’être l’esclave de la finance, nous devons nous libérer, libérer la France, l’Europe !

Et à mes collègues journalistes car je suis un ancien journaliste, je dois faire une confidence : le conformisme qui domine dans les médias me tue.

Je regarde à la télévision ces débats où il y deux choix : êtes-vous pour la baisse du coût du travail ou juste pour la baisse du coût du travail. Suspense.

A force d’inviter toujours les mêmes, qui répètent à tue-tête leur litanie libérale les antennes sont absorbées par le discours dominant, elles sont coupées du monde réel.

Pourquoi ne voit-on jamais à la télé ou ne lit-on jamais dans les colonnes des quotidiens, à l’exception bien évidemment de l’Huma, ce que je m’apprête à vous dire. Je ne citerai qu’un seul chiffre officiel, de source gouvernementale : les entreprises de ce pays ont payé plus de 309 milliards d’euros de frais financiers, bancaires et actionnarial contre seulement 143 Milliards d’euros de cotisations sociales.

Je reprends. Tout le monde est assis ? On nous casse la tête avec le coût du travail, avec les cotisations sociales alors que les banques et les actionnaires pompent le double en prélèvement financier. Vous savez, c’est un peu comme si entre un saignement de nez et un bras coupé, les médecins ne s’occupaient que du nez qui coule.

On rêve ! Moi je dis qu’il faut stopper l’hémorragie !

Je vous fais une proposition au nom du Front de gauche. Prenons de front le problème. On nous parle du coût du travail et bien faisons les comptes et parlons du coût du capital. Lançons une campagne nationale de vérité.

Frontalement. Coût du capital/coût du travail : où est le mal du pays ? Chiffres contre chiffres, arguments contre arguments, dans tous le pays.

Lançons une grande campagne nationale d’explications et de révélations du coût du capital financier pour la France.

Et je lance une proposition :

Mesdames et Messieurs de France Télévision, de TF1, de Canal Plus, d’M6 et les autres : à la place de vos émissions intitulées “les Français sont-ils trop payés ?” je vous propose d’ouvrir un grand débat : “les actionnaires  sont-ils trop payés ?”. Ou encore “faut-il en finir avec les banques privées ?”. J’ai encore une idée : et si on essayait “Combien ça coûte l’évasion fiscale à la France ?”. Et pendant qu’on y est je propose aux riches une nouvelle version de kohlanta : vivre au SMIC !

Oui, reprenons l’offensive à gauche, lançons dans le pays un grand mouvement d’éducation populaire et de lutte contre le capital financier !

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Je veux dire quelques mots sur la question des impôts. Voici plusieurs décennies, qu’une minorité triche, fraude et pratique l’évasion fiscale en toute impunité. Les rapports officiels parlent de 50 à 60 milliards d’euros.

Les règles fiscales sont faites pour épargner ceux qui ont tout, pour permettre l’évasion massive des bénéfices des sociétés multinationales vers les paradis fiscaux.

Combien de temps demandera-t-on aux françaises et aux français, aux travailleurs de payer toujours plus d’impôts quand ceux qui ont tout en sont exonérés.

Il n’y a pas de gouvernement de gauche sans justice fiscale.

Il n’y a pas de gouvernement de gauche sans partage des richesses.

Nous ne sommes pas contre le fait de payer des impôts si c’est pour plus de justice et de service public. Pour plus de profs, d’infirmières, de contrôleurs du travail, de juges et de policiers.

Mais là c’est tout l’inverse ! On nous demande de payer plus pour avoir moins. On nous demande de payer plus alors même que la régression sociale continue. En réalité ces ponctions fiscales supplémentaires serviront à payer les intérêts des banques déjà gavées. Ces hausses d’impôts sont un virement direct des comptes en banques des salariés, de nos comptes en banques, aux comptes en banques des actionnaires des banques. C’est inacceptable !

Je fais partie de la gauche qui aime les impôts quand ils sont justes. Mais aujourd’hui, je refuse les nouvelles hausses d’impôts car elles ne sont qu’une injustice de plus. Taxons les banques, taxons les actionnaires et arrêtons de taxer les travailleuses et les travailleurs !

***

Alors, moi, j’ai une idée pour les retraites. On offre chaque année 200 milliards d’euros aux entreprises en exonération de cotisations sociales. Pourquoi faire ? Grossir les profits. Supprimer les emplois. Et bien mettez tout à plat. Supprimez ce système et remplacez le par un autre : modulez les cotisations sociales en fonction de l’emploi et des salaires.

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Mes Amis, permettez-moi de vous demander quelques chose : que celles et ceux qui parmi les jeunes ici, croient qu’ils n’auront pas droit à la retraite demain lèvent la main !

Voilà le problème. Une majorité de jeunes pensent qu’ils n’auront plus droit à la retraite.

Le gouvernement fait tout pour nous tranquilliser, nous faire penser qu’on est passé à côté du pire. En réalité, la réforme des retraites est une réforme tsé-tsé : comme la mouche. Elle vous endort et vous ne vous en réveillez jamais ! C’est bonne nuit les petits : et une fois les yeux fermés, on vous assomme. Alors réveillez-vous ! Mobilisez-vous !

Bien sûr il y a quelques avancées promises, pour les femmes, pour les métiers pénibles, pour les jeunes. Et bien dans le débat parlementaire, on verra si c’est de belles paroles. Car nous allons proposer de transformer les promesses en droit inscrit dans la loi.

Et je vous donne rendez-vous le 18 septembre devant l’Elysée avec toutes les organisations de jeunes de ce pays !

Je le répète : l’argent existe.

Établir enfin des salaires égaux entre les hommes et les femmes qui sont toujours payées 25% de moins que les hommes rapporterait chaque année 10 milliards d’euros au système de retraite.

Taxer les revenus financiers au même titre que le travail et boom, 25 milliards d’euros rentrent dans les caisses.

Revenir sur les exonérations patronales et voilà 30 nouveaux milliards d’euros.

Total : 65 milliards d’euros par an. On en cherche 7 !

Conclusion : attaquer les retraites, c’est du vol !

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Amis, Camarades,

Je veux vous entretenir de l’avenir du Front de gauche.

Cela fait bientôt cinq ans que le Front de gauche a été créé. Un espoir est né. Nous sommes fiers du travail accompli.

Le travail est loin d’être fini. On continue ? Voulez-vous continuer avec nous ?

Le travail est loin d’être fini. Il faut réinventer la gauche. Nous voulons la changer pour la rassembler !

Souvent, on me pose la question : alors, entre le Front de gauche et la gauche, que choisissez-vous ? Ma réponse est simple, nous voulons tout ! Tout ! Nous voulons que la majorité du peuple de gauche, que la majorité du peuple reprenne le pouvoir !

Je pense à cette électrice de François Hollande, que j’ai rencontré, et qui a voté en pensant qu’enfin le pays allait changer. Je pense à ces électeurs écologistes qui se sentent floués.

Allons-nous chacun, chacune, rester à la maison, nous enfermer sur nos convictions ? Non, il est temps de faire mouvement ! Le Front de gauche n’est pas une chapelle, le Front de gauche c’est une ambition : que la gauche retrouve le peuple, que le peuple s’empare de la gauche. La solution, c’est vous ! N’abandonnons pas notre travail de rassemblement. Il est plus que jamais la clé du changement. Le Front de gauche se doit être le Front de gauche de la main tendue à tous ceux qui croient que la gauche les abandonne.

Le meilleur cadeau que nous pourrions faire à la droite, à l’extrême-droite, c’est d’abandonner, c’est de lâcher prise.

A tous mes amis du Front de gauche, du Parti communiste français, à vous toutes et tous, il est temps d’agir.

Je suis devant vous car je crois en une gauche populaire. Je suis devant vous car je crois que mille portes-à-portes valent mieux qu’un passage à la télévision. Je suis devant vous car je crois au peuple français. Et à ces millions d’électeurs socialistes, je veux envoyer un message simple : aidez-nous car vous vous aiderez, rejoignez le Front de gauche car vous aiderez la gauche ! Le pays a besoin que des millions d’entre nous se lève pour exiger un changement !

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Et le premier changement, c’est sortir de la politique politicienne, c’est s’extraire des enjeux politiciens. Les élections municipales arrivent. Elles seront déterminantes.

Pour construire 500 000 logements publics supplémentaires, pour ouvrir des centres de santé, pour bâtir de nouveau systèmes de transports publics, pour construire de nouvelles solidarités là où la société les déchire, je suis prêt pour ma part à participer aux rassemblements les plus larges à gauche si cela est l’intérêt du peuple. S’il faut participer à des listes communes de toutes la gauche ici, et là-bas à des listes du Front de gauche pour y parvenir, j’y suis prêt.

Ceux qui cherchent à nous opposer, à nous diviser parce que nous ferons là un choix, là un autre, se trompent de cible. Notre objectif est partout le même : rendre notre effort de rassemblement efficace pour améliorer la vie de nos concitoyens.

Car s’allier avec tel ou tel, gagner tel ou tel poste d’élu n’est qu’un moyen, qu’un simple moyen. Pour ma part, la seule alliance qui vaille est celle qui permet à des familles de se loger, à des enfants de recevoir une bonne éducation, à des citoyens d’être protégés par de bons services publics.

Ne me demandez pas de choisir mon camp, il est déjà choisi : mon camp, mon seul camp est celui de l’intérêt général et jamais je ne ferai passer des intérêts particuliers, partisans, au-dessus de l’intérêt général.

Le seul problème du Front de gauche, le seul objectif, sa raison d’être, c’est de protéger et de servir le peuple français.

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Amis, Camarades,

Je veux conclure avec gravité.

Il y a dans l’air une odeur lourde, pesante, nauséabonde. Cette odeur, c’est celle de la haine, du mépris, du repli sur soi. Celle qui ne voit sur les visage des travailleurs que la couleur de leur peau. Cette odeur, c’est celle du racisme, de la violence brune, c’est celle du parfum de Marine Le Pen qui enivre dangereusement la droite française.

François Fillon vient de se déshonorer. Cet ancien Premier ministre vient de quitter le camp républicain en mettant un signe d’égalité entre le Front national et la gauche, entre le Front national et le Front de gauche.

François Fillon, avec votre look de gendre idéal décidément le bleu marine vous va bien !

Regardez-les, regardez les renier l’héritage du Général De Gaulle, regardez ces hommes et ces femmes de droite prêt à manger dans l’auge de l’extrême-droite, à perdre honneur et dignité pour un plat de lentilles !

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Oui, jamais je n’ai été plus inquiet de constater que le mal redevient banal, que le racisme se lâche, que le Français musulmans sont devenus un bouc émissaire de tous les jours pour une partie des responsables politiques et pas seulement au Front national !

Chers amis, jamais je n’accepterai qu’à cet ami de ma fille, dont les grands-parents sont venus d’ailleurs, qu’à cet enfant de France on répète chaque jour cette phrase si laide et pourtant si banale: quelles sont tes origines ?

Lâchez-nous avec ces histoires d’origines, avec ses histoires de couleurs de peau, avec ces discriminations à l’embauche, avec ses contrôles incessants !

Moi, j’assume pour l’égalité de tous, quel que soit leur lieu de naissance, pour le droit des immigrés, pour le droit de vote.

Oui, j’assume car à force de langue de bois, à force de louvoiement et de tergiversations, c’est ses valeurs que la gauche perd.

Moi, j’assume. Dans le cadre de la laïcité, je suis pour le respect de chaque croyant quelle que soit sa religion.

Plus question de reculer, il faut avancer avec droiture sur le chemin de la vérité : le problème de la France, ce n’est pas l’immigration, c’est la crise économique et sociale, c’est le coût et les gâchis du capital.

Plus de travail, plus de justice, plus d’égalité et la France se portera mieux !

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Citoyens peuple de râleurs, peuple de bagarreur, peuple indigné, peuple révolté,

Citoyens, ouvrier, paysan, étudiant, cadre, instituteur, chômeur, le pays a besoin de vous,

Le pays a besoin qu’une force nouvelle, déterminée, combattante apparaissent sur la scène sociale et politique,

Citoyenne, citoyen, à chaque fois que le pays va mal, qu’il sombre dans l’indécision, que ses dirigeants politiques sont trop indécis pour combattre la fatalité, c’est au peuple qu’il revient de prendre une décision.

Marchez, marchez et il vous suivront tous.

Marchez, levez-vous et la gauche redeviendra la gauche.

Marchez, unissez-vous et ensemble reprenons notre avenir en main.

Vive le Parti communiste français.

Vive le Front de gauche.

Vive la République.

Et Vive la France.

Déclarations de Jaures

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JAURES DISAIT :

S’adressant aux enseignants :

« Vous tenez en vos mains l’intelligence et l’âme des enfants ; vous êtes responsables de la patrie. Les enfants qui vous sont confiés n’auront pas seulement à écrire et à déchiffrer une lettre, à lire une enseigne au coin d’une rue, à faire une addition et une multiplication. Ils sont français et ils doivent connaître la France, sa géographie et son histoire : son corps et son âme. Ils seront citoyens et ils doivent savoir ce qu’est une démocratie libre, quels droits leur confère, quels devoirs leur impose la souveraineté de la nation. Enfin, ils seront hommes et il faut qu’ils aient une idée de l’homme, il faut qu’ils sachent quelle est la racine de toutes nos misères : l’égoïsme aux formes multiples ; quel est le principe de notre grandeur : la fierté unie à la tendresse. Il faut qu’ils puissent se représenter à grands traits l’espèce humaine domptant peu à peu les brutalités de la nature et les brutalités de l’instinct, et qu’ils démêlent les éléments principaux de cette œuvre extraordinaire qui s’appelle la civilisation. Il faut leur montrer la grandeur de la pensée ; il faut leur enseigner le respect et le culte de l’âme en éveillant en eux le sentiment de l’infini qui est notre joie ; et aussi notre force, car c’est par lui que nous triompherons du mal, de l’obscurité et de la mort.

Eh ! Quoi ! Tout cela à des enfants ! Oui, tout cela si vous ne voulez pas fabriquer simplement des machines à épeler. Je sais la difficulté de la tâche…

Il faut d’abord que vous appreniez aux enfants à lire avec une facilité absolue ; de telle sorte qu’ils ne puissent plus l’oublier de la vie et que, dans n’importe quel livre, leur œil ne s’arrête à aucun obstacle. Savoir lire vraiment sans hésitation, comme nous lisons vous et moi, c’est la clef de tout…

 (Article, La Dépêche de Toulouse – 15 janvier 1888)

« Trop souvent, ils (les maîtres) négligent l’enseignement moral pour l’enseignement civique, qui semble plus précis et plus concret, et ils oublient que l’enseignement civique ne peut avoir de sens et de valeur que par l’enseignement moral, car les constitutions qui assurent à tous les citoyens la liberté politique et qui réalisent ou préparent l’égalité sociale ont pour âme le respect de la personne humaine, de la dignité humaine…Trop souvent aussi les maîtres réduisent les prescriptions morales à n’être que des recettes d’utilité, comme s’ils se méfiaient de l’âme et de la conscience des enfants…

 (Article, La Dépêche de Toulouse – 3 juin 1892)

Sur la retraite

« La question des retraites ouvrières et paysannes a fait hier un pas décisif : le gouvernement a pleinement adhéré au projet de la commission …qui, tel quel, réalise pour le prolétariat un progrès immense. Ce projet l’emporte par deux traits essentiels sur celui qu’avait préparé le ministère Waldeck-Rousseau.

D’abord il fixe à 60 ans, et non pas à 65, l’âge auquel dans le régime normal, commencera la retraite, et si, dans la période transitoire il ne fait commencer la retraite qu’à 65 ans, c’est pour l’abaisser rapidement, par des séries de paliers, à 64, 63, 62, 61, enfin 60…

Il est bien vrai que les salaires pourront s’accroître, que, par suite, les prélèvements sur les salaires et le versement égal des employeurs seront plus élevés, qu’ainsi le complément à fournir par l’Etat pour le service de la pension minimale sera moins considérable… »

 

 (Article, L’Humanité – 13 juillet 1904)

Elle doit intervenir à un âge où l’ouvrier, où l’homme, s’il n’est pas prématurément usé, doit pouvoir travailler encore. La retraite conçue comme le brusque arrêt total de l’activité humaine me paraît une chose horrible, à la fois contraire aux intérêts économiques de la nation et à la santé de l’individu…

La vérité est qu’il faut qu’à l’heure où la force des travailleurs commence à fléchir, ils puissent se dire ceci : que s’ils sont, en effet, obligés de s’arrêter tout à fait, ils auront une retraite suffisante, ou que, s’ils ont seulement besoin de se ménager, de prendre quelques jours ou quelques semaines de relâche, afin de ne pas arriver à l’épuisement, ils le pourront grâce à leur retraite, sans s’infliger de trop dures privations.  C’est dans cette pensée que nous demandons que l’âge de la retraite soit abaissé normalement à 60 ans, sauf à être abaissé davantage dans certaines industries, comme la verrerie, qui sont particulièrement épuisantes. »

(Article, La Dépêche de Toulouse – 16 juin 1911)

Le jour de son assassinat…

« C’est à l’intelligence du peuple, c’est à sa pensée que nous devons aujourd’hui faire appel si nous voulons qu’il puisse rester maître de soi, refouler les paniques, dominer les énervements et surveiller la marche des hommes et des choses, pour écarter de la race humaine l’horreur de la guerre.

Le péril est grand, mais il n’est pas invincible si nous gardons la clarté de l’esprit, la fermeté du vouloir, si nous savons avoir à la fois l’héroïsme de la patience et l’héroïsme de l’action. La vue nette du devoir nous donnera la force de la remplir… »

 (Article,  L’Humanité – 31 juillet 1914)

 

www.jaurescandidat2012.com

Paix en Syrie

Le Front de Gauche Dinan et le Mouvement de la paix Bretagne appellent  les citoyens à un rassemblement à Dinan en cas de déclenchement de bombardements sur la Syrie.

 

Le G20 terminé sur un constat d’échec des va-t-en guerre, leurs grandes manœuvres continuent, comme si le droit international se fondait sur la force et les capacités militaires de ceux qui peuvent les engager partout sur la  planète.

Ils sont largement relayés  par nombre de médias, bien à l’abri derrière leurs micros.

Comme toujours, ce sont les « pauvres Gens » qui seront sous les bombes ; intelligentes ou pas !!!

Les hommes et les femmes épris de libertés, soucieux du respect des règles internationales passant par les résolutions de l’ONU, ne peuvent pas suivre Barack OBAMA et François HOLLANDE qui se glissent dans les pas de leurs prédécesseurs, Bush « le faucon » et Sarkozy « l’américain ».

Face à cette situation, le collectif du Front de gauche de DINAN, avec le Mouvement de la PAIX  Bretagne, anticipent l’organisation d’un rassemblement d’expression et d’échange.

Ils appellent tous ceux qui voudront condamner le bombardement de la Syrie, s’il a lieu, le premier soir suivant les premières frappes, à 18 heures, Esplanade de la Résistance à DINAN (lieu habituel de l’expression et des manifestations

Pétition contre une intervention militaire Française en Syrie au marché de Dinan

Pétition contre une intervention militaire Française en Syrie au marché de Dinan

7 Membres du collectif ont participé à cette initiative ; Jeannette, Monique, Hervé, Olivier, Dominique, Henri et Sylvain (absent sur la photo), entre 10 heures et midi au marché de DINAN ce 5 septembre 2013. Nous avons eu 141 signatures.

Deux pétitions disant, sensiblement, la même chose étaient proposées.
L’une est celle qui a été publiée dans le journal l’Humanité.
L’autre est celle proposée par le Mouvement de la Paix.
Sur le recto, où nous avons également fait signer, nous avons ajouté : pétition proposée par le collectif du Front de gauche DINAN.
Pour le suivi des signatures nous avons dit, et nous le ferons, que ces feuilles seraient regroupées au stand respectif, à fête de l’Humanité en fin de semaine. Aucune objection des signataires.

Avec l’opportunité de ces deux textes, nous avons débloqué la discussion avec quelques personnes hésitantes. L’échange a pu continuer jusqu’à la signature dans pratiquement tous les cas.

Les échanges ont permis aux gens de s’exprimer sereinement. Il était important d’entendre les réticences été exprimées à l’encontre de personnalités du le Front de gauche. C’était clair, étayé et constructif. Ces rencontres ont, généralement, permis de lever les incompréhensions et de remonter la pente grâce à l’écoute.

Les Personnes, s’exprimant pour l’intervention militaire de la France, nous l’ont dit sans agressivité et sans esprit méprisant comme nous en avons connu par le passé dans des situations similaires. Nous les respections et ils nous respectaient.

La « génération montante » n’a pas été indifférente et, par rapport à d’habitude, ils ont été plus nombreux à signer. Ceci confirme leur volonté pacifique.