fin des Européenne et montée du fascisme en France et en Europe

Jean pierre Fourré au meeting de Rennes

 

VIDÉO. La réaction émouvante de Jean-Luc Mélenchon après le séisme FN aux élections européennes

« L’effet Tsipras » donne des ailes à la gauche de la gauche européenne

 

La scène se passe début avril à Palerme, en Italie. Une foule compacte se précipite pour toucher « l’ami Alexis », lui glisser trois mots d’encouragement ou l’embrasser dans des accolades fraternelles. Le chef de l’opposition grecque, Alexis Tsipras, bien que visiblement fatigué par des semaines de tournée européenne, se prête au jeu et distribue sourires et poignées de main, encore un peu étonné de rencontrer la même ferveur dans tous sesplacements européens. « C’est comme ça dans chaque ville où nous nous rendons. Je suis reçu comme une star du foot », raconte-t-il. Un tourbillon dans lequel il est pris depuis que le Parti de la gauche européenne (PGE) a décidé d’en faire son candidat à la présidence de la Commission européenne.

A Palerme, Alexis Tsipras venait pour quelques heures soutenir « L’Altra Europa con Tsipras » (« L’Autre Europe avec Tsipras »). Une initiative de la gauche radicale italienne qui, en portant le Grec Tsipras à la tête de sa propre liste pour les européennes, essaie de dépasser ses divisions internes.

Lire sur les sondages : La gauche radicale en passe de supplanter les Verts au Parlement européen

Encore inconnu en dehors de la Grèce, il y a deux ans, Alexis Tsipras a fait la « une » des journaux du monde entier et surgi dans un anglais balbutiant sur les écrans de CNN après que son parti Syriza eut récolté 27 % des suffrages, lors des législatives de 2012. Depuis, il a fait des progrès et peut tenir un entretien dans la langue de Shakespeare. Il est surtout devenu la principale force d’opposition en Grèce et l’enfant chéri de la gauche de la gauche européenne à la recherche d’un porte-drapeau capable à la fois d’incarner l’opposition au dogme de l’austérité et en mesure de porter un parti de gauche radicale au pouvoir.

Pour les élections européennes, le Syriza est en effet au coude-à- coude dans les sondages avec les conservateurs au pouvoir de la Nouvelle Démocratie (ND). Et M. Tsipras l’affirme à longueur de meeting : « Si nous passons devant la ND avec une large avance aux européennes, alors nous réclamerons des législatives anticipées en Grèce et nous prendrons le pouvoir. » Un rêve inaccessible pour la plupart des autres partis de gauche radicale européens qui ont fait de M. Tsipras leur champion, porteur de tous leurs espoirs.

D’Athènes à Bruxelles, en passant par Madrid, Rome, Berlin ou Paris, ce presque quadragénaire sillonne le continent pour défendre son projet pour l’Europe et pour la Grèce. Un projet qui tient en trois grandes lignes : annulation des dettes au-delà du seuil de 110 % du PIB, abrogation des plans d’austérité et lancement d’un plan Marshall pour relancer la croissance. « On doit comprendre que le modèle de l’Europe n’est pas celui de Weimar, mais celui du New Deal de Roosevelt », expliquait-il lors d’un passage à Paris.

HÉRITIER D’UN COURANT COMMUNISTE PROEUROPÉEN

Très sollicité, Alexis Tsipras a du mal à tenir le rythme de son emploi du temps et accumule les retards et les annulations de dernière minute, notamment avec la presse. Les télés et journaux du monde entier se battent auprès de son service de presse, débordé, pour obtenir un entretien. « Tous ont bien compris que se joue en Grèce l’avenir de la gauche européenne », affirme sans complexe un responsable de Syriza. « Cela a fait de Tsipras un symbole qui le dépasse un peu et sans grand rapport avec son image auprès des Grecs eux-mêmes », ajoute, un poil ironique, cet homme souhaitant garder l’anonymat.

Il est vrai que le héros européen a parfois du mal à convaincre en Grèce et surtout au sein de son propre parti. Syriza est une coalition turbulente qu’Alexis Tsipras, héritier d’un courant communiste proeuropéen, a jusqu’ici réussi à contenir. Il doit aujourd’hui souvent ferrailler avec une minorité plus radicale hostile à l’Europe et à l’euro, dont les positions sont abondamment répercutées dans les médias grecs. Les récentes négociations internes, longues et difficiles, pour l’établissement des listes pour les scrutins municipaux et européens ont révélé ses divisions. Plus largement encore, sa base électorale la plus à gauche lui reproche ses compromissions pour devenir un parti de gouvernement européen.

Ces contradictions l’empêchent, pour l’instant, de surpasser son score de 2012 dans les sondages. Et le très rigide Parti communiste grec attire des déçus du Syriza. « On ne peut pas dire que Syriza a réussi à capitaliser après notre succès de 2012 », se désole cet interlocuteur critique du parti. « Si Nouvelle Démocratie est devant Syriza, alors Tsipras sera contesté en interne », confirme le politologue Elias Nikolakopoulos.

« PRÊT À PRENDRE LE POUVOIR »

La personnalité d’Alexis Tsipras n’a jamais véritablement fait l’unanimité au sein du parti, mais son réel talent d’orateur et sa capacité à verrouiller les conflits internes à Syriza en ont fait la figure politique incontournable du parti.

Agé de 39 ans, cet ingénieur civil, père de deux enfants, est déjà un politicien de carrière, un apparatchik de la gauche radicale. Encore lycéen, ce fils d’un petit entrepreneur en bâtiment s’est enrôlé dans les rangs du Parti communiste avant de rejoindre Syriza. Ses premiers talents d’orateur et de dirigeant apparaissent lors de la mobilisation lycéenne de 1990-1991. Il rejoint le comité central du parti en 2004 et en prend la tête en 2008. Une ascension qui ne plaît pas toujours aux plus anciens, qui se sentent aussi menacés par l’équipe de jeunes conseillers ambitieux dont s’est entouré Alexis Tsipras.

Ces hommes du président forment une garde rapprochée qui décide de tout. Et notamment de la tonalité de la campagne pour les européennes. « Pour la première fois, la gauche », « La Grèce montre la voie »… autant de slogans imposés par le jeune directeur de campagne, Alexandros Bitsis, et qu’Alexis Tsipras décline à l’envi.

Il les a utilisés lors du grand débat l’opposant aux quatre autres candidats pour la présidence de la Commission, jeudi 15 mai. Si la pétillante candidate des Vertes Ska Keller lui vole désormais l’argument de la jeunesse, il a plutôt réussi son examen de passage, en interpellant directement ses adversaires à plusieurs reprises sur leur collaboration aux politiques d’austérité appliquées en Europe ces dernières années.

Tout l’enjeu pour Alexis Tsipras est de montrer aujourd’hui qu’il est « prêt à prendre le pouvoir », comme il l’affirme. Et surtout de trouver avec qui il peut gouverner – à l’intérieur comme à l’extérieur de son parti – pour mettre en place cette autre politique qu’il promet à la Grèce et à l’Europe.

 

COMMUNIQUE DU FRONT DE GAUCHE DE DINAN

                                   

 

A l’issue de son Assemblée Générale, le collectif du Front de Gauche de Dinan réagit à propos du contexte politique après les municipales et appelle à se mobiliser dans la perspective des élections Européennes du 25 mai prochain.  

                

 

            Elections Européennes du 25 mai : l’alternative à l’austérité.

 

Le 25 mai prochain, le peuple français a le choix de voter pour défendre sa souveraineté et d’imposer une autre voie pour l’Europe, solidaire, sociale et écologique.

 

La politique néo-libérale et austéritaire du gouvernement a été durement sanctionnée lors des dernières élections municipales, y compris dans le Pays de Dinan. Depuis, EELV a quitté le gouvernement, et, sans tenir compte de la désillusion de l’électorat de Gauche qui avait porté F. Hollande au pouvoir en 2012, M. Valls, représentant la frange la plus droitière ou libérale du PS, a été nommé Premier Ministre.

Loin de changer de politique, au contraire, le plan Valls va aggraver durement la situation des catégories populaires et moyennes.

Ce plan, dicté par l’Europe libérale, n’est rien d’autre qu’un transfert de 50 milliards vers les grandes entreprises en retirant de l’argent aux services publics, à la protection sociale, à la santé, aux retraites et aux collectivités territoriales.

La population du Pays de Dinan n’échappera pas aux conséquences néfastes du plan Valls intitulé pacte de responsabilité.

C’est le plus gigantesque transfert de revenus qui aura jamais eu lieu des ménages vers les grands groupes qui bénéficieront en plus de davantage d’exonérations d’impôts.

Jusqu’où ira la soumission à la politique budgétaire européenne qui impose le contrôle des budgets nationaux s’ils ne respectent pas la règle d’or des 3% du déficit maximal autorisé et par conséquent impose à la France un carcan austéritaire ?

C’est une mise sous tutelle de la démocratie et une atteinte insupportable à la souveraineté populaire organisées au profit de la finance internationale.

Les députés européens du Front de Gauche veulent également mettre au grand jour les négociations obscures du Grand Marché Transatlantique qui ont pour finalité la remise en cause des acquis et des normes sociales et environnementales avec un nivellement par le bas.

L’aboutissement de ces négociations consacrerait la victoire des entreprises multinationales et de l’ultra-libéralisme contre les lois des Etats défendant encore le principe d’intérêt général.

 

Le Front de Gauche refuse de mettre la démocratie sous tutelle technocratique et financière et de rendre des comptes à une institution non élue.

 

Quand on est de Gauche… en Europe, c’est l’Humain d’abord !

 

Le 25 mai, votez Front de Gauche pour une Europe des peuples contre l’austérité.

photo Groupe de travail FDG 7 MAI

 

 

 

 

Signé par :  Le collectif du Front de Gauche de Dinan

                   Site internet : fdgdinan.wordpress.com

Adresse mail : fdgdinan@yahoo.fr

Campagne Européenne

Le collectif du Front de Gauche de Dinan participe activement à la campagne des Elections Européennes.

Du matériel, tracts, affiches…vont, dès le début de la semaine 20, être à notre disposition.

 

Merci aux membres du collectif et aux sympathisants qu’ils pourraient connaître de nous contacter afin de participer à la campagne et de pouvoir ainsi couvrir le plus de secteurs possibles.

 

Nous rappelons que notre candidate pour le Front de Gauche est Myriam MARTIN.

 

Nous devons nous mobiliser autour de cette candidature pour peser sur la politique Européenne dont les enjeux sont extrêmement importants.

 

Pour le collectif du Front de Gauche

 

Rappel

Jeudi 22 mai– 20h –Halle Martenot  Rennes

Rompre et désobéir pour refonder l’Europe

avec Myriam MARTIN, tête de liste du Front de Gauche

Pierre Laurent Parti communiste

Martine Billard Parti de gauche

Clémentine Autain Porte parole d’Ensemble

Xavier Compain Parti communiste

Jean Pierre Fourré République et Socialisme

Pedro Marset Parti communiste espagnol, Parti de la gauche européenne

fdg europeene

Rompre et refonder l’europe

Des sympathisants, des personnes issues du monde de l’entreprise, des responsables syndicaux, des militants d’associations, des individus à la recherche d’un emploi sont venus entendre le militant sur l’Europe, lui poser des questions et entendre ses solutions pour l’avenir.

Le rôle de l’Union européenne, le pouvoir des élus, la solidarité, l’emploi, la formation, tous les sujets ont été débattus sans langue de bois. « On ne peut tout laisser faire sans agir. On a le droit de lutter. Il y a des mouvements qui naissent pour changer les choses. Nous, on est déjà là et on le sera encore », souligne l’ancien maire de Calais, Jacky Hénin.

Reconstruire de nouvelles fondations

Mais comment s’y prendre quand le dernier sondage d’opinion en novembre 2013 pour le compte de la Commission européenne affirme que les Français ne croient plus à cette communauté d’états ou du moins, en méconnaissent les rouages. Le pessimisme s’abat sur la population, notamment à cause de la crise sur l’emploi. Pour Jacky Hénin, « si l’idée de départ était intéressante, la maison Europe, après une multitude de tempêtes économiques, a perdu beaucoup de tuiles. Ses fondations sont poreuses. Il faut donc raser, reconstruire de nouvelles fondations avec l’humain au centre des préoccupations ». Alors, au lieu de juger les élèves européens avec un triple A, Jacky Hénin propose un triple R pour « Refuser l’Europe dans son état présent, Rassembler la population et Reconstruire pour répondre aux nouveaux besoins ».

Un smic européen

Une autre solution, c’est le smic européen basé sur le salaire le plus élevé « pour éviter les dumpings sociaux et fiscaux ». Selon l’élu communiste, il faut organiser politiquement la convergence des salaires et construire une nouvelle Europe car « les grands groupes ont trop longtemps été privilégiés et l’Europe actuelle ne répond pas aux problèmes de l’emploi, de pouvoir d’achat qui sont les préoccupations majeures des gens ».

Et parce qu’il craint que la population ne boude le futur scrutin, parce qu’il est quotidiennement en contact avec des personnes déboussolées auxquelles il souhaite redonner la volonté de voter, il poursuit son engagement en réitérant : « Notre rôle est d’éclairer et de participer. Il y a une partie de la population qui boit la tasse mais ensemble, on améliore les choses. Si nous ne nous occupons pas de l’Europe, d’autres s’en chargeront ! Il ne faut pas boycotter les élections européennes ! Votons et agissons ! ».