Rassemblement de soutien aux Grecs

mariane grec 

aujourd’hui à RENNES à 17h00 place de la mairie

Collectif* de soutien au peuple grec

Ce n’est pas au peuple grec de payer la dette des banques !

Non au 3e mémorandum ! Tous aux côtés du peuple grec !

Sous la menace de la ruine du pays avec la fermeture de l’accès aux liquidités pour les banques, la délégation grecque a signé, le 13 juillet, un accord avec les 18 autres pays de la zone euro. Le « deal » de cet accord, c’est un nouveau plan d’austérité (hausse de la TVA, privatisation, réforme des retraites…) contre une hypothétique restructuration de la dette si la situation des comptes publics s’améliore. Cet accord ne doit pas être appliqué !

Personne n’est dupe, ça ne marchera pas, ça ne peut pas marcher !

Au bout de cinq ans de la pire austérité qu’un pays ait connue depuis la Deuxième Guerre mondiale, les faits sont là, ce type de politique ne marche pas : des centaines de milliers d’entreprises ont fermé, le taux de chômage dépasse les 28 % (60 % chez les jeunes), le pays produit un quart de moins qu’en 2010, 350 000 jeunes hautement qualifiés ont quitté le pays, un tiers de la population n’a plus de couverture sociale et ne peut plus se soigner, les systèmes de santé et d’éducation ne fonctionnent plus, des entreprises publiques ont été privatisées à bas prix et la dette publique s’est envolée de 109 à 180 % ! La Banque centrale européenne, la Commission Européenne et le Fonds monétaire international le savaient dès le départ ! Alors, pourquoi continuer ?

Pour qu’on croie qu’on ne peut pas rompre avec les politiques d’austérité !

Plutôt que de s’en prendre aux véritables responsables de la crise financière (les banques que les États ont sauvées de la faillite et les très grandes entreprises qui se sont enrichies en spéculant jusqu’à outrance plutôt que d’investir dans la production), les institutions européennes préfèrent voir appliquer par les gouvernements des politiques d’austérité pour les peuples. La Grèce est pour elles un laboratoire important, un enjeu politique déterminant ! Elle ne doit surtout pas appliquer une politique différente, celle qu’elle a pourtant choisie démocratiquement lors des élections du 25 janvier et qu’elle a confirmée à 61 % par référendum le 5 juillet. La démocratie n’a pas droit de cité dans cette Europe de la finance ! La Grèce ne doit surtout pas montrer aux autres peuples qu’une autre politique est possible, qu’une autre Europe est possible !

Nos responsables politiques sont responsables de cette impasse voulue !

De Merkel à Hollande, de Juncker à Draghi, en passant par Moscovici et Sapin, c’est le même acharnement à enfoncer le peuple grec dans la misère et à défendre les intérêts du capital financier. Au passage, les privatisations profitent à des entreprises chinoises (port du Pirée) mais aussi à des entreprises allemandes et françaises (Veolia, Vinci, Bouygues, Siemens). Des fonds vautours achètent des titres grecs à bas prix pour en exiger le remboursement à 100 % et gagner des fortunes dans des procès contre l’État grec. Les jeunes qualifiés qui ont émigré vers l’Allemagne ont trouvé des embauches précaires à 500 ou 600 € par mois. Le malheur des uns… !

Trois raisons pour qu’on soit tous aux côtés du peuple grec !

  • Se mobiliser aux côtés du peuple grec est la nécessaire union des peuples contre les véritables responsables de la crise.
  • Il faut impérativement empêcher que la situation abominable imposée au peuple grec ne se répande pas dans les autres pays européens, dont la France.
  • Il faut tout faire pour en finir avec cette Union européenne que nous avons rejetée par référendum en 2005 et pour construire ensemble une autre Europe, celle de la solidarité entre les peuples !

Contre les bobards médiatiques !

Contre les bobards médiatiques destinés à formater l’esprit, nous avons décidé de vous livrer, en plusieurs étapes, une autre information, celle que vous ne trouverez pas dans Ouest-France, Le Télégramme et les autres médias « chiens de garde » au service de l’idéologie dominante.

Idée reçue n° 1 : « Annuler la dette grecque : 636 € par Français ? »

Le discours officiel sur la Grèce

« Il n’est pas question de transférer le poids de la dette grecque du contribuable grec au contribuable français » (Michel Sapin, ministre de l’Économie, Europe n° 1, 2 février), « une ardoise de 735 € par Français » (Le Figaro, 8 janvier), 636 € selon TF1 (2 février).

Pourquoi c’est faux ?

La France est engagée à la hauteur de 40 milliards d’euros par rapport à la Grèce : une petite partie a été prêtée à ce pays dans le cadre de prêts bilatéraux, le reste (environ 30 milliards d’euros) étant apporté en garantie au Fonds européen de solidarité financière (FESF), lequel a emprunté sur les marchés financiers pour prêter à la Grèce.

Dans les deux cas, ces prêts sont déjà comptabilisés dans la dette publique française (environ 2 000 milliards d’euros). Leur annulation n’augmenterait donc pas la dette.

La France devra-t-elle débourser ces sommes en cas d’annulation de la dette grecque ? Non, car en fait, la France, comme la plupart des pays, ne rembourse jamais vraiment sa dette. Lorsqu’un emprunt vient à échéance, la France le rembourse en empruntant de nouveau. On dit que l’État fait « rouler sa dette ».

La seule chose que perdraient les contribuables français, ce sont les intérêts versés par la Grèce, soit 15 € par Français et par an.

La Banque centrale européenne pourrait résoudre facilement le problème de la dette grecque. Elle pourrait rayer d’un trait de plume les 28 milliards de dette grecque qu’elle détient. Elle pourrait racheter aux institutions publiques (États, Fonds européen de stabilité financière) les titres grecs qu’elles détiennent, et les annuler également. Ou bien les transformer – comme le demande la Grèce – en obligations perpétuelles, avec un taux d’intérêt fixe et faible, et sans remboursement du capital. De toute façon, une banque centrale ne court aucun risque financier puisqu’elle peut se refinancer elle-même par création monétaire.

Quelles leçons pour la France et l’Europe ?

En France aussi, la dette publique est insoutenable et ne pourra pas être remboursée. Les taux d’intérêt sont très faibles aujourd’hui ? Oui, mais c’est parce que la France mène une politique d’austérité qui plaît aux marchés financiers. C’est aussi parce que les investisseurs financiers ne veulent plus courir le risque d’investissements dans le secteur productif.

Pour en finir avec cette politique en France et en Europe, il faudra aussi alléger le poids des dettes, d’une façon ou d’une autre : restructuration, remboursement partiel par un prélèvement exceptionnel sur les grandes fortunes, annulation partielle… toutes les hypothèses doivent être étudiées et faire l’objet de choix démocratiques.

* Amis du Monde diplomatique, Attac, CADTM, Cridev, Ensemble !, Fondation Copernic, FSU 35, Jeunes Communistes 35, Jeunes Écologistes-EELV, Mouvement des Jeunes Socialistes, Mouvement de la paix, Nouveau Parti Anticapitaliste, Parti Communiste Français, Parti de Gauche, Solidaires 35, et des citoyens.

https://www.facebook.com/pages/Collectif-35-de-soutien-au-peuple-Grec/847357898674833?ref=hl

Rassemblement FDG de Bretagne

Cher-e-s ami-es et camarades,

Suite à la décision du Front de gauche 56 d’initier une rencontre régionale de lancement d’une liste anti-libérale ouverte aux élections régionales, nous vous adressons en PJ le courrier d’invitation.

L’intérêt de cette réunion est de rassembler sur toute la Bretagne, et au-delà des contours actuels du FG.

C’est pourquoi il est primordial que vous activiez vos réseaux à l’échelon départemental et surtout régional.

En effet cette rencontre n’a d’intérêt que si tous les départements bretons sont réunis avec l’ensemble de leurs composantes.

Nous proposons d’inviter également les candidats FG ou soutenus par le FG aux élections départementales, les militants de la solidarité, syndicalistes, féministes, écologistes, etc.

Dans un souci d’organisation et d’efficacité, merci par avance de nous indiquer par retour votre participation ou non et/ou le nombre de participants de votre organisation.

En comptant sur vous pour assurer la réussite de cette rencontre,

Fraternellement